Je pensai que les chiffres et récits énoncés par Pierre Boyer étaient à prendre avec précaution car il était protestant et donc pas forcément objectif pour raconter l'histoire d'autres protestants. De plus, en regardant les cartes géographiques on s'imagine mal comment de paisibles paysans à priori isolés, auraient pu repousser autant d'hommes même avec l'aide de Dieu. Il n'en fut rien même si ces chiffres et dates semblent exacts car retrouvés dans d'autres récits de la bibliothèque nationale de France, récits de catholiques cette fois, travaillant pour le roi d'Italie de l'époque. L'arme des Vaudois face à l'envahisseur n'était pas la fourche mais la foi en Dieu, et le but de la croisade du pape n'était pas de faire la guerre aux Vaudois mais bien de les convertir de force au catholicisme. Par la suite, les différents princes du Piémont ont instaurés un climat de terreur en perpétrant des horreurs ou massacres ainsi que rapportés dans de nombreux livres d'histoire. Cela dit, les 12 reçus devaient faire partie des 12 vallées : Angrogna, Bobbio, Villaro, Valguicchiardo, Rora, Tagliaretto, La Rua di Boneti, La Torre, San Martino, Perosa, Roccapiatta, et S. Bartolomeo. Il en suivi que Angrogna, Bobbio, Villaro, Valguicchiardo, et Rora, districts de la vallée de Luzerna et Parlibece, Roderet, Masel, Maneglia, et Salea, districts de la vallée de San Martino, pouvaient avoir leurs propres offices religieuses. L'église Maneglia regroupant 4 "quasalis": Maneglia (maniglia/baissa), Massel (masselo), Sabza (salza di pinerolo), Chabraut (chiabrano) et gérées par un seul pasteur car ils étaient pauvres. Une seule office religieuse est située chez les Maneglia sans doute pour une raison d'ordre géographique afin de minimiser les déplacements entre les différentes "quasalis".